Par Diego
A bientôt 40 ans, Miles Kane fait partie de la relève Britpop à succès après Pulp, Oasis et Blur. Auteur, compositeur et interprète, l’Anglais a commencé à 18 ans au sein de The Little Flames avec une sonorité musicale rappelant The Coral. En 2006, il forme The Rascals avec ses potes Greg et Joe dans la continuité de l’album « The Day Is Not Today » publié à la même période. Ils jouent en première partie d’ Arctic Monkeys en pleine gloire après « Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not ». D’ailleurs, Miles change encore de formation et rejoint Alex Turner (du groupe sus-nommé) pour fonder The Last Shadow Puppets qui enregistre en France son premier effort en 2008 (un deuxième disque verra le jour en 2016).

De reprises de Bowie en gros festivals d’été, le groupe se forge une renommée internationale et Kane projette une carrière solo dès 2011 avec « Colour of The Trap » dont sont issus les tubes « Come Closer », « Inhaler » et « Rearrange ». A partir de maintenant, l’aventure sera d’abord personnelle même s’il n’abandonne pas les projets parallèles. 15 ans plus tard, l’artiste a publié 6 albums, collaboré avec Lana Del Rey et Matthew Bellamy de Muse (pour le projet The Jaded Hearts Club en hommage aux Beatles) et propose une collection de vêtements Fred Perry en lançant une ligne mode en version limitée.
LE CONCERT DE BORDEAUX
Afin de défendre l’album « Sunlight In The Shadows » sorti le 17 octobre 2025, Miles Kane effectue une tournée mondiale mais les fans Français n’ont que quelques possibilités pour le voir, dont Paris le 20 mars prochain (au Trianon, l’une des plus belles scènes hexagonales). Tout d’abord, Basht emmené par Jack Leavey va présenter « Bitter and Twisted » avec un style digne d’une formation expérimentée. Sans fioriture et avec quelques blah-blah judicieux, les Irlandais enchantent le public et motivent celui-ci avant de revoir le héros du soir !
Miles Kane est un habitué de Bordeaux depuis 20 ans et il remerciera durant le set les fans qui lui sont fidèles. L’ambiance est tachetée sur la scène de Barbey car amplificateurs, batterie et caissons sont aux couleurs du léopard, le fauve peut désormais entrer dans l’arène ! De larges extraits de son dernier album (« Love Is Cruel », « Blue Skies », « Walk On The Ocean », « Without You ») côtoient les succès de l’Anglais qui visiblement est enchanté de partager ces instants. En cuir noir, Miles alterne guitares électrique et acoustique avec la présence scénique qu’on lui connait. D’ailleurs, des tutos sont disponibles sur le web pour apprendre l’instrument avec lui ! Ce type a une classe indéniable et un charisme qui réchauffe cette soirée pluvieuse de février. Même si le set dure moins d’une heure et demi, les tubes sont présents et « Rearrange » en début de set, l’incroyable « Troubled Son » de 2023 et « Coup de Grâce » sont redoutables.

Le final va achever le public : « Never taking Me Alive », « Don’t Forget Who You Are » et le hit « Come Closer » mettent tout le monde d’accord : le Bordelais fan de rock qui n’était pas présent ce soir a fait une grave erreur ! Les lumières s’éteignent, « My Way » version Sinatra retentit dans les enceintes et je quitte la Rock School Barbey avec le sentiment que les concerts courts sont parfois les meilleurs, dixit Jack White et Deportivo !
Photos : Alexia





































