Menu & Search
Mercedes CLA 350 4MATIC, le silence a trouvé ses routes

Mercedes CLA 350 4MATIC, le silence a trouvé ses routes

Par Maxime Dobremel

Road Test
Quitter Paris un vendredi matin, glisser sans un bruit sur l’autoroute de Normandie à bord de la nouvelle Mercedes CLA 350 4MATIC avec technologie EQ AMG Line, c’est choisir une certaine manière d’appréhender le voyage : sans fracas, sans impatience, avec cette confiance tranquille que procure une autonomie de plus de 550 kilomètres. De quoi rallier Fécamp et en revenir sans jamais s’arrêter recharger. Le luxe, parfois, c’est aussi ça.

La CLA nouvelle génération marque un tournant dans la philosophie de Mercedes. Ce n’est plus seulement une berline compacte premium, c’est une proposition esthétique et technique complète, taillée pour celles et ceux qui refusent de choisir entre l’élégance et la modernité. Quatre jours de route entre la ville, les champs du pays de Caux et le bord de mer ont suffi pour en comprendre toute la subtilité.

Mercedes CLA 350 4MATIC

Une silhouette qui capte la lumière

Garée face à la mer, au pied des falaises normandes, la CLA 350 impose sa présence sans jamais la crier. En gris alpin MANUFAKTUR, la carrosserie aux lignes fluides et tendues dialogue naturellement avec les horizons ouverts, les ciels changeants, les lumières rasantes du littoral cauchois. La ligne de toit coupé, les jantes AMG 19 pouces à cinq doubles branches finition noir brillant, le kit carrosserie AMG : tout est juste, mesuré, racé.

C’est devant le Palais Bénédictine de Fécamp, avec son architecture néo-gothique et Renaissance, que ce modèle révèle la plénitude de son caractère. La pierre dorée du bâtiment et la carrosserie grise de la berline entrent en résonance, deux expressions du soin apporté à la forme. Quelques kilomètres plus loin, face à l’église Notre-Dame-des-Flots d’Yport suspendue au-dessus du village de pêcheurs, la voiture prend une autre dimension encore : sobre, élégante, ancrée dans le paysage comme si elle en faisait partie.

A la tombée du jour la CLA révèle sa signature la plus troublante : à l’avant, les feux MULTIBEAM LED dessinent des motifs animés, véritables projections lumineuses qui font office de rituel d’ouverture à chaque déverrouillage. Une mise en scène qui n’a rien d’une coquetterie superflue : c’est de l’orfèvrerie automobile, pensée pour émouvoir avant même que le moteur ne tourne. À l’arrière, la bande lumineuse filante achève le tableau avec une sobriété contemporaine.

Sur la route, le silence parle

Sa propulsion électrique est une révélation pour quiconque associait encore le plaisir de conduire à la mécanique thermique. Dès les premiers kilomètres, on comprend que le silence n’est pas une absence : c’est une présence différente. La route s’écoute autrement, le vent se perçoit mieux, les sons de l’habitacle prennent une dimension nouvelle.

Les bouchons du vendredi soir, redoutés sur l’A13, se traversent avec une sérénité inédite. Le régulateur de vitesse adaptatif DISTRONIC prend la main, gère les distances, freine, repart, sans jamais brusquer. On n’est plus au volant d’une voiture coincée dans un embouteillage ; on est simplement là, présent, à écouter la musique.

Passé Rouen, les routes se dégagent. Et c’est là que la CLA change de registre. Les 354 chevaux et les 515 Nm de couple de la transmission intégrale 4MATIC se font sentir dans les relances, précis, linéaires, puissants sans jamais surprendre. Les virages de bocage, serrés et sinueux entre Fécamp et Yport, révèlent un châssis rassurant et un train avant qui accroche avec conviction. On ressent la route sans jamais en subir les caprices. Une maîtrise totale, enveloppée dans une fluidité électrique.

Un intérieur à vivre

Ouvrir la portière de la CLA, c’est entrer dans un espace pensé avec soin et cohérence. Les sièges sport AMG en ARTICO et microfibre MICROCUT, noir et blanc perle avec surpiqûre rouge, sont d’une élégance affirmée, sans rigidité ni austérité. Le confort s’impose naturellement, comme une évidence.

Le ciel de pavillon en tissu noir signe l’ambiance de l’habitacle, suspendu entre modernité et raffinement. Face au conducteur, l’interface MBUX orchestre un tableau de bord lumineux et réactif. L’écran passager 14 pouces, rare à ce niveau de gamme, transforme le siège avant passager en véritable espace de voyage. L’affichage tête haute pour le conducteur projette les informations essentielles sans détourner le regard de la route normande.

Mais c’est le système Surround Burmester qui marque les esprits. Ses graves profonds, ses médiums chaleureux, ses aigus cristallins composent une scène sonore qui épouse la silhouette intérieure de la voiture avec une précision déconcertante. Un compagnon de route à part entière.

Le temps de la recharge

Au retour, avant de reprendre l’autoroute vers Paris, une pause s’impose sur une station de recharge. Non par nécessité : l’autonomie aurait largement suffi. Plutôt par curiosité, pour mesurer ce que la technologie de charge de la CLA 350 4MATIC a de remarquable. Avec une puissance en courant continu pouvant atteindre 320 kW, le passage de 10 à 80 % de batterie s’accomplit en 22 minutes à peine. Le temps d’un café.

La grande valise glisse sans forcer dans le coffre de 405 litres. Deux autres trouvent leur place sans peine. Et pour les voyageurs les plus chargés, le frunk, ce coffre avant sous le capot là où logeait jadis un moteur thermique, offre 101 litres supplémentaires. Une générosité spatiale qui réconcilie définitivement la berline électrique avec les exigences d’un week-end prolongé.

L’électrique, enfin réconcilié avec l’élégance

Au terme de ces quatre jours normands, entre les falaises de Fécamp, les ruelles d’Yport et le ballet des mouettes au-dessus du port, la CLA 350 4MATIC avec technologie EQ AMG Line aura tenu toutes ses promesses. Celle d’une voiture qui ne renie rien : ni le plaisir de conduire, ni l’exigence esthétique, ni la conscience écologique. Elle incarne une certaine vision du luxe automobile contemporain, discret, intelligent, souverain.

Mercedes ouvre avec cette CLA une nouvelle ère dans sa famille compacte. Celle où l’électrique ne se subit plus, mais se savoure. Celle où 550 kilomètres d’autonomie ne sont pas une contrainte, mais une invitation. Cap sur la prochaine escapade.

Photos : Maxime Dobremel