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NEREIDES CUP, la mer comme territoire de résilience

NEREIDES CUP, la mer comme territoire de résilience

Les 4 et 5 octobre prochains, le port de Nice s’apprête à vibrer au rythme d’une régate pas comme les autres. La NEREIDES CUP, unique en France, est une compétition 100 % féminine, inclusive et solidaire, qui réunit des femmes d’horizons multiples autour d’un même cap : oser.

Cheffes d’entreprise, retraitées, salariées, femmes en reconversion professionnelle, artistes, médecins, mamans solos ou femmes en situation de handicap… Toutes prendront le large ensemble pour hisser les voiles de l’audace, de la sororité et de la résilience. Plus qu’un événement sportif, la NEREIDES CUP se veut une expérience collective transformatrice, un espace où la voile devient vecteur d’émancipation.

Une régate ouverte à toutes

Ici, pas de critères d’âge, de performance ou d’expérience : la NEREIDES CUP revendique une accessibilité totale. Débutantes et navigatrices confirmées se retrouvent à bord, guidées par des skippeuses professionnelles. Les équipages, organisés par thématiques (Cheffes d’entreprise, Femmes en reconversion, Octobre Rose, Femmes en situation de handicap, etc.), incarnent des messages forts et porteurs de sens. La mer devient le théâtre d’histoires personnelles qui, ensemble, forment un récit collectif puissant.

Une fondatrice habitée par l’audace

À l’origine de la NEREIDES CUP se trouve Pat-Shereen Aglaé, une femme qui refuse de se laisser enfermer dans une seule identité. À la fois cheffe d’entreprise, enseignante de lettres-histoire-géographie en lycée professionnel, comédienne et maman solo, elle incarne cette génération de femmes aux vies multiples, où chaque rôle nourrit l’autre. Son énergie solaire et sa créativité débordante se déploient dans chacun de ses projets, qu’elle mène toujours avec la même intensité.

Sa rencontre avec la mer tient presque du hasard. Encore étudiante, elle effectue un stage en communication au Yacht Club de Monaco. Là, elle découvre la navigation, d’abord comme spectatrice fascinée, puis comme participante émerveillée. La voile devient rapidement pour elle un langage : celui du dépassement de soi, de la solidarité et de la liberté.

Mais c’est une épreuve personnelle qui va transformer cette passion en projet de vie. Victime d’un problème médical lourd qui perturbe son quotidien pendant plusieurs mois, Pat-Shereen traverse une période de doute et de colère. La mer s’impose alors comme un refuge et un exutoire. « La NEREIDES CUP est née d’un cri de colère », confie-t-elle avec sincérité. « J’avais besoin de transformer ma douleur en force, d’inventer quelque chose qui dépasse mon histoire personnelle. »

Ce défi devient un acte de résilience. À travers la régate, elle choisit de reprendre le gouvernail de sa vie, de démontrer que les obstacles, aussi violents soient-ils, peuvent se convertir en énergie créatrice. « Ce projet, c’était ma manière de dire que même après la nuit, on peut revenir à la lumière », ajoute-t-elle.

Au-delà d’une régate, Pat-Shereen a imaginé un mouvement collectif, une scène où chaque femme, quelle que soit son histoire, peut s’exprimer et retrouver confiance. Son parcours, marqué par l’audace et le refus des limites, se reflète dans la philosophie même de la NEREIDES CUP : la mer comme territoire de renaissance, la voile comme instrument d’émancipation.

Un collectif qui transcende les différences

La première édition a rassemblé près de 80 participantes, grâce à des soutiens essentiels : Jocelyne Gaillard, qui a fédéré les premiers équipages, le charpentier naval Gilbert Pasqui ou encore le Club Nautique de Nice. Ensemble, ils ont permis à des femmes non-voyantes, atteintes du cancer du sein, porteuses de trisomie ou venues de parcours très divers de partager le même équipage.

En effet, parmi les soutiens essentiels de la première édition, Jocelyne Gaillard occupe une place particulière. Véritable cheville ouvrière du projet, elle a su fédérer et mobiliser de nombreuses navigatrices autour de l’aventure, donnant corps à la vision de Pat-Shereen Aglaé. Engagée et passionnée, elle a joué un rôle de catalyseur, transformant une idée audacieuse en équipages bien réels. Son implication a permis à des femmes venues d’horizons variés de se rencontrer, de se reconnaître et de s’unir sous une même voile. Plus qu’une contributrice, Jocelyne Gaillard s’impose comme l’une des artisans de cette régate unique, en apportant à la NEREIDES CUP son énergie, son réseau et son sens du collectif.

« La NEREIDES CUP, c’est un espace où les différences s’effacent au profit de la solidarité. On apprend à s’écouter, à se faire confiance », souligne Pat-Shereen.

Au-delà des régates, l’événement se déploie sur terre avec un village d’accueil au port de Nice avec un programme riche, entre sport et culture : expositions photos, défilés de mode éthique, spectacles autour de la mer et animations pour les familles complètent ces deux journées festives. La NEREIDES CUP se vit donc comme un festival où sport, culture et solidarité se rencontrent.

La voile comme levier d’émancipation

En ouvrant l’accès à la navigation à toutes les femmes, la NEREIDES CUP défie les stéréotypes et valorise des compétences souvent invisibilisées : endurance, leadership, intelligence collective. L’ambition est claire : faire de cette régate un mouvement durable, un rendez-vous annuel qui promeut l’inclusion par le sport. Des partenariats avec des associations locales permettent déjà à certaines participantes de retrouver confiance en elles, d’acquérir de nouvelles compétences et de révéler leur potentiel.

« La NEREIDES CUP, c’est une promesse tenue à moi-même, et à toutes celles qui choisissent d’oser », conclut la fondatrice.
En 2025, l’événement revient à Nice, plus ambitieux que jamais. Il ne s’agit pas seulement d’une régate, mais d’un manifeste vivant : celui d’un sport féminin qui s’affirme, qui rassemble et qui inspire. Sur les voiliers, les participantes avancent ensemble, portées par l’énergie du vent, la force du collectif et la volonté de se réinventer.

La mer, parfois redoutée, devient ici un territoire de renaissance. Et la NEREIDES CUP prouve que les vagues appartiennent aussi à celles qui osent les affronter.

 

Ema Lynnx

Crédits  photos :
équipage NEREIDES en marinière : Marc Geoffroy
Images régate 2024 Patrick Gauthey assisté de Nathalie Colloud

 

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