Saison après saison, Christophe Guillarmé transforme le Balajo en son écrin d’expression absolu. Ce lieu mythique du faubourg Saint-Antoine, chargé d’histoire et de nuits parisiennes enfiévrées, est bien plus qu’un décor : c’est son quartier général du style, son cabaret couture.
Le 1er octobre 2025, à l’occasion de la Paris Fashion Week, le créateur y a une nouvelle fois électrisé la scène avec sa collection Printemps–Été 2026 “Seeking Susan”.
Sous les néons colorés et les miroirs patinés du Balajo, la magie Guillarmé a opéré : une fusion envoûtante entre esprit rock, féminité solaire et nostalgie eighties, où chaque look vibrait comme une note de musique.

Un créateur à la maturité rayonnante
Diplômé de l’École Duperré, Christophe Guillarmé a fait ses armes chez Jean-Charles de Castelbajac, Dice Kayek et Stella Cadente avant de lancer sa première collection à 21 ans, en 1998. Depuis, il n’a cessé d’affirmer une identité singulière : un mélange de Glam’Rock et de couture, un univers féminin, raffiné, sensuel.
“Mon style identitaire est reconnaissable dès le premier coup d’œil. Mes modèles sont un mix entre le Glam’Rock et la couture. Mon style ultra-féminin propose des icônes du glamour contemporain.” Christophe Guillarmé
Vingt-cinq ans plus tard, le créateur se bonifie : sa main est plus assurée, son propos plus mûr, son univers plus riche. Chaque pièce respire la maîtrise, la passion et la sincérité.
« Seeking Susan” : la mode comme scénario
Inspirée du film culte Recherche Susan désespérément (1985), avec Madonna et Rosanna Arquette, la collection est une transposition couture de l’esprit rebelle et pop des années 80. Guillarmé y célèbre la femme libre, curieuse, vibrante, celle qui choisit sa vie comme on choisit une chanson.
La bande-son du défilé, remix électro entre Blondie et Madonna, pulse dans la salle. Les mannequins surgissent comme des héroïnes de clip, défilant sous une pluie de flashs et de paillettes. Le Balajo devient studio, cinéma, dancefloor.
Les silhouettes : énergie, audace et glamour
Les premiers looks ouvrent sur un manifeste de liberté.
Stella irradie en robe courte déstructurée en jersey pailleté blanc, à l’encolure bateau effleurant l’épaule.
Candice, en smoking bleu pétrole, incarne la féminité conquérante.
Julie Dupont hypnotise avec une veste-robe en satin duchesse rouge, constellée de cristaux en dégradé.
Les tons rouges s’enflamment :
Cécile, en robe courte asymétrique en tulle rouge irisé, évoque une héroïne MTV ; Ophélie, en robe de tulle rouge à encolure bateau en résille cristallisée, brûle la scène de sensualité.
Puis viennent les jaunes solaires :
Elena Faliez, éblouissante, dans un smoking croisé jaune couvert de cristaux ; Julie, aérienne, en robe-cape en tulle jaune scintillant d’or.
Emmie PNR charme dans une robe pêche à manches pagode, et Andrea Romero, en robe kimono crème irisée, incarne la douceur absolue.
Le bleu prend ensuite le relais, entre ciel et océan.
Anna, en robe bleue à encolure V, apaise le regard.
Claudia Carpentier, en tulle turquoise brodé, dessine des lignes architecturales.
Amélie, en robe chemise argentée à mini-cape, scintille telle une étoile.
Candice, de retour, dévoile un tulle bleu ciel appliqué de cristaux.
Mareva Michel, en robe asymétrique crème, joue la carte du glamour feutré.
Les ors et poudrés s’invitent :
Julie, radieuse, en bustier doré à volants ; Stella, en robe sirène crème brodée de pierreries, divinement sculpturale.
Puis viennent les roses tendres :
Annaëlle, en tulle rose poudré à panneaux d’épaules, et Cécile, en robe chemise assortie, incarnent la fraîcheur.
Ophélie, vaporeuse, porte une robe asymétrique rose clair irisée.
Julie Dupont, éclatante, irradie en maxi robe fendue rose fuchsia.
Camilla, espiègle, joue les volumes dans une robe déstructurée à volants en jersey pailleté rose.
La palette lavande conclut le spectacle :
Andrea Romero, divine en organza lavande brodé de cristaux ; Elena Faliez, en bustier ruched de tulle lavande.
Et enfin, apparition solaire : Claudia Carptentier, en robe bustier jaune beurre, referme le show dans une aura de lumière.
Des guest stars pour un show d’exception
Le Balajo, ce soir-là, ne vibrait pas seulement au rythme des créations flamboyantes : la salle scintillait aussi d’un parterre d’invités prestigieux venus célébrer l’univers du créateur.
Parmi eux, Brahim Zaibat, danseur et chorégraphe de talent, ancien compagnon de Madonna, muse ultime de cette collection, a fait sensation. Sa présence, à la fois symbolique et émouvante, a créé un pont vibrant entre la source d’inspiration du défilé et la scène contemporaine.
Autour de lui, actrices, influenceuses, artistes et amis fidèles de la maison ont illuminé le Balajo d’un éclat mondain et bienveillant, donnant à la soirée l’allure d’un véritable happening mode et artistique.
Un moment suspendu où la mode, la danse et la musique semblaient dialoguer dans une même énergie créative.
Un moment d’émotion pure
Le silence retombe ; le public se lève, ému.
Les applaudissements éclatent tandis que Christophe Guillarmé s’avance, élégant, réservé, le sourire plein de reconnaissance.
Ce défilé n’était pas une simple présentation : c’était une expérience sensorielle, une ode à la liberté et à la joie d’exister.
Chaque robe racontait une histoire, chaque couleur une émotion.
L’esthétique eighties s’est muée en langage couture, et le Balajo a résonné comme un manifeste de style : celui d’un créateur capable de marier l’art, la musique et la mode dans une même pulsation.
Le couturier des stars et du glamour
Des marches de Cannes à la Mostra de Venise, Christophe Guillarmé est devenu le styliste incontournable du cinéma glamour.
Ses créations subliment Paris Hilton, Lindsay Lohan, Julie Gayet, Vanessa Hessler, Victoria Silvstedt, Hofit Golan, Nora Arnezeder, ou encore Joséphine Jobert. Sur la Croisette, ses robes incarnent cette alliance de raffinement, sensualité et audace qui fait sa signature.
À Paris, au Balajo, cet esprit était omniprésent. Les silhouettes semblaient prêtes à fouler les marches du Palais des Festivals ; les cristaux scintillaient comme les flashs des photographes. C’était Cannes sans la mer, Hollywood dans un cabaret parisien.
Christophe Guillarmé : l’élégance d’un héritier visionnaire
En 2025, à l’heure où la mode se questionne entre héritage et modernité, Christophe Guillarmé impose sa propre voie : celle du glamour conscient, du raffinement joyeux. Toujours fidèle à ses valeurs, l’amour du détail, le respect du geste couture, la mise en lumière des femmes, il continue de faire rayonner une esthétique qui transcende les époques.
Ce soir-là, au Balajo, il ne présentait pas seulement une collection. Il offrait une leçon de style, d’élégance et de passion. Un moment suspendu, où la mode redevenait ce qu’elle devrait toujours être : un art de vivre et un art d’émouvoir.
Anne CANDY
Photos :
Thierry MARSAUX
PressCrea
Thierry MARSAUX
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