L’horloger Hamilton franchit une nouvelle frontière créative en s’associant à Resident Evil Requiem, le dernier opus de la saga culte développée par Capcom. Cette collaboration inédite donne naissance à deux montres en édition limitée, pensées comme des objets narratifs à part entière, intégrées à la fois dans le jeu vidéo et dans le monde réel. Une démarche qui confirme l’ambition de Hamilton : faire de l’horlogerie un langage capable de renforcer la crédibilité émotionnelle et visuelle des univers de fiction.

Une collaboration au cœur du récit et du gameplay
Situé près de trente ans après l’épidémie de Raccoon City, Resident Evil Requiem plonge les joueurs dans une expérience de survival horror intense, alternant enquête, tension psychologique et action. Les montres Hamilton ne sont pas de simples accessoires : elles ont été développées en étroite collaboration avec les équipes de Capcom afin de répondre aux exigences tactiques, esthétiques et symboliques des personnages. Chaque détail contribue à la narration, ancrant les protagonistes dans un univers où la survie dépend autant de la précision que de la maîtrise du temps .
Fondé en 1983 à Osaka, Capcom s’est imposé comme l’un des acteurs majeurs de l’industrie mondiale du jeu vidéo, reconnu pour sa capacité à créer des franchises durables et culturellement influentes. À l’origine développeur de jeux d’arcade, l’éditeur japonais a bâti sa réputation sur des licences emblématiques telles que Resident Evil, Street Fighter, Monster Hunter, Devil May Cry ou encore Mega Man, qui ont marqué plusieurs générations de joueurs. Capcom se distingue par une maîtrise fine de la narration interactive, une exigence technique constante et une aptitude rare à faire évoluer ses univers sans en trahir l’ADN. Entre innovation technologique, sens du gameplay et construction de mythologies complexes, le studio a su transformer ses jeux en références transmédiatiques, influençant durablement le cinéma, les séries et la culture populaire contemporaine.

La Khaki Field Auto Chrono : l’outil de survie de Leon S. Kennedy
Portée par Leon S. Kennedy, la Khaki Field Auto Chrono Resident Evil se distingue par une esthétique robuste et militaire, directement inspirée de l’expérience de terrain du personnage. La couronne évoque le bouton d’une lunette de sniper, tandis que les poussoirs rappellent des cartouches de munitions, soulignant la dimension tactique du modèle. Une aile noire positionnée à 9 heures, reprise également sur le fond du boîtier, symbolise une prière pour les disparus, rappelant le poids psychologique des missions menées par Leon dans un monde post-apocalyptique. Dotée d’un boîtier de 42 mm en acier PVD noir, d’un mouvement chronographe automatique H-21 avec 60 heures de réserve de marche et d’une étanchéité de 100 mètres, cette montre incarne la fiabilité absolue dans un environnement hostile. Limitée à 2 000 exemplaires, elle sera commercialisée à 2 095 € au lancement du jeu, le 27 février 2026 .
Au cœur de Resident Evil Requiem, les personnages principaux incarnent deux approches complémentaires de la survie et de la lutte contre le chaos. Leon S. Kennedy, figure emblématique de la saga, apparaît ici comme un agent aguerri, marqué par des décennies d’affrontements contre les pires dérives biologiques. Son expérience du terrain, son sang-froid et sa capacité à agir sous une pression extrême font de lui un pilier opérationnel, guidé autant par le devoir que par la mémoire des pertes passées. À ses côtés, Grace Ashcroft incarne une nouvelle génération de protagonistes : analyste du FBI, elle apporte une lecture plus intellectuelle et méthodique des événements. Là où Leon agit, Grace observe, décrypte et anticipe, faisant de l’analyse, de la logique et de la précision des armes aussi décisives que la force ou les réflexes. Ensemble, ils forment un duo narratif équilibré, illustrant la dualité fondamentale de l’univers Resident Evil : survivre exige autant de courage physique que de lucidité mentale.
La Pan Europ : l’élégance analytique de Grace Ashcroft
En contraste assumé, la Pan Europ Resident Evil accompagne Grace Ashcroft. Son design noir et or affirme une élégance plus cérébrale, presque stratégique. Une ligne dorée traverse le bracelet en cuir à motif crocodile, tandis que le cadran brossé circulaire et les index dorés créent une lecture claire et sophistiquée du temps. Animée par le mouvement automatique H-30 offrant 80 heures de réserve de marche, cette montre associe endurance et finesse, à l’image du personnage. Également limitée à 2 000 pièces, elle sera proposée à 1 345 € et s’impose comme une pièce plus discrète mais tout aussi narrative .
Hamilton, horloger des mondes de fiction
Cette collaboration s’inscrit dans une tradition solidement ancrée chez Hamilton. Depuis ses apparitions iconiques au cinéma, de Interstellar à Tenet, jusqu’à son statut de première marque horlogère intégrée dans un jeu vidéo, la maison cultive un lien étroit avec les industries créatives. Fondée en 1892 en Pennsylvanie, Hamilton conjugue esprit américain et précision suisse, et s’est toujours attachée à concevoir des montres capables de renforcer l’authenticité des personnages qu’elles accompagnent. Avec Resident Evil Requiem, cette philosophie atteint un nouveau degré de maturité, où l’objet horloger devient un vecteur émotionnel et narratif à part entière .

Quand le temps devient un élément de survie
Au-delà du design et de la mécanique, Hamilton x Resident Evil Requiem interroge la notion même du temps dans un univers de survie. Chaque seconde compte, chaque décision peut être fatale, et la montre devient le symbole d’un équilibre fragile entre maîtrise, peur et résilience. En reliant l’artisanat horloger à l’univers numérique, Hamilton signe une collaboration à forte valeur culturelle, destinée autant aux collectionneurs qu’aux fans de la saga. Une rencontre réussie entre deux mondes où la précision n’est pas un luxe, mais une nécessité vitale.
Patrick Koune

































