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Escale en Suisse avec le dynamique Manuel Emch, l’Eclaireur des marques horlogères.

Escale en Suisse avec le dynamique Manuel Emch, l’Eclaireur des marques horlogères.

Designer et économiste de formation, Manuel Emch a su mettre en lumière à échelle internationale des marques horlogères telles que Jacquet- Droz, Romain Jérôme (RJ) ou encore la maison horlogère Louis Erard. Une phrase extraite de Swiss Magazine illustre bien la personnalité de Manuel Emch

« Trouver des idées et les transformer en or » .( Swiss Magazine 2015 )

Un parcours où la réactivité et la passion demeurent le fer de lance d’une belle  réussite .

Conseiller indépendant, membre de conseils d’administration et de comités consultatifs dans l’industrie des produits de luxe , fondateur de « Le Büro » prenons un instant pour découvrir l’univers de Manuel Emch.

 

A l’heure actuelle vous êtes conseiller indépendant et membre de conseils d’administration et de comités consultatifs dans l’industrie des produits de luxe.

Passionné d’horlogerie comment est née l’envie de travailler dans ce secteur ?

ME : L’horlogerie fait tout simplement partie de mon histoire de vie puisque, entre autres, né dans le lieu de production de la Swatch et presque simultanément avec son essor.

 

En 2017 vous avez créé le « Le Buro » , pouvez-vous nous en parler ?

ME : Après avoir construit et développé avec succès deux marques horlogères, après leur avoir donné une identité forte et reconnaissable, j’avais envie à la fois de plus de temps pour moi et surtout de plus de liberté.

 

Aujourd’hui, vous développez des stratégies pour des marques vous les accompagnez dans leur croissance.

ME : C’est effectivement et entre autres mon activité actuelle.

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Après Jaquet-Droz et Romain Jérôme, aujourd’hui l’horloger Louis Erard. Là il s’agit en quelque sorte de faire renaître une marque. De la réveiller et de lui redonner ses lettres de noblesse dans un esprit créatif et contemporain.

 

Comment justement mettre en lumière , faire renaître des marques ?

ME : Il faut avant toute chose les recentrer. Retrouver leur essence et les adapter au monde d’aujourd’hui.

 

Vous parlez de « stratégie de niche » et en précisant « vive la niche. Vive la différence ». Extrait de la revue « Europastar 01/20)

ME : L’art c’est beaucoup inspiré de la rue. Dans le monde de la mode il n’y a pas que Dior et Chanel. C’est pareil pour l’horlogerie. L’innovation, la créativité viennent très souvent des petites marques qui osent. Créer est pour elles vital. Et c’est extrêmement challenging et motivant.

 

Il y a un chez vous un engouement, un dynamisme très positifs et une envie de prise de risque.

ME :Cela fait tout simplement partie de ma personnalité. De mon ADN.

 

Quels sont vos projets pour cette nouvelle année ?

ME : Je ne vais pas tout vous dévoiler, mais il se prépare de très belles choses ; que ce soit au niveau des produits, du marketing/retail mais aussi au niveau de nouvelles technologies.

 

Actif et réactif dans l’horlogerie , pour quelle raison avoir choisi la très belle maison Erard ( que j’invite à découvrir) située au cœur de la Vallée horlogère ?

ME :Comme je vous l’ai dit plus haut, c’était une belle endormie. La marque est venue me chercher et j’ai eu à cœur de lui injecter un souffle nouveau, de l’audace, tout en la restructurant. Ce qui est également une de mes forces.

 

Février 2021, quel regard portez-vous sur ce nouveau monde en général et celui du luxe ?

ME : Il s’agit de développer ou construire des marques qui s’inscrivent dans la durée. Elles doivent être capables de s’adapter. Vite. S’adapter à son temps, gérer l’imprévisibilité et les changements de plus en plus rapides. Visiblement un exercice extrêmement difficile.

 

Vous intervenez également dans l’hôtellerie, le domaine viticole et la joaillerie .

ME : Oui, tous ces domaines font partie du même monde, celui du luxe en général mais également de  l’inventivité, la créativité, l’audace.

 

Passionné, passionnant ..de tout ce que vous avez connu, pouvez-vous parler d’un produit, d’un objet voir d’un goût qui vous a le plus marqué ?

ME : Mes premières émotions viennent de l’art contemporain. A quatorze ans, j’ai acheté ma première œuvre. Puis j’ai promené constamment mon regard et développé mon goût pour le beau, le bon et l’insolite.

 

Last but not least que vous vous souhaitez pour 2021 ?

ME : Pouvoir repartir découvrir le monde. Découvrir cet insolite si nécessaire à la création.

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Merci Manuel pour cette interview

 

Amandine Milossis pour Luxe Infinity

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