Menu & Search
Exposition Claude de Soria « Bijoux de ciment »

Exposition Claude de Soria « Bijoux de ciment »

 

 » Je suis ciment  » disait Claude de Soria. Comme si le matériau, devenu central et indispensable à sa création, lui collait à la peau…

 

 » Ces bijoux de ciment signés Claude de Soria, qui sont autant de sculptures portées à même le corps, font bien état de cette fusion entre l’œuvre, le matériau et l’artiste. Porter un bijou d’artiste, c’est au fond s’approprier la partie de son œuvre la plus intime, et dans le cas de Claude de Soria, c’est se fondre dans cette fusion, la prolonger, en quelque sorte.  »

Esther de Beaucé, Janvier 2017.

 

Née en 1926 à Paris, Claude de Soria se réfugie dans le Sud pendant la guerre et embarque en 1943 pour la Tunisie où elle finit ses études secondaires.

De retour en France, elle suit les cours d’André Lhote puis de Fernand Léger. En 1952, elle découvre et perfectionne sa technique au contact d’Ossip Zadkine. Elle consigne ses impressions dans ses carnets de croquis qui la suivent partout durant ses voyages en Italie et en Espagne.

 

A partir de 1953, elle s’installe en province et travaille la terre glaise et le bronze. Mais ces deux matériaux ne le satisfont pas.

C’est en 1973 que Claude de Soria trouve définitivement sa voie à la faveur d’un sac de ciment oublié par un maçon dans la cour de son atelier. A partir de ce moment-là, et ce jusqu’à la fin de sa vie, elle ne travaillera plus que le ciment. Elle comprend le parti qu’elle peut tirer de ce matériau malléable, qu’elle ne manie qu’avec sa main et une truelle. Au fil du temps, elle expérimente avec des dosages, des poudres de ciment, des sables différents. Elle laisse une grande place au hasard afin que le matériau vive. Elle obtient des formes abstraites variées qu’elle nomme boules, tiges, plis plats, pointes, lames, contre-lames, ouvertures, lattes, aiguilles…

 

En 2000, Soria commence à utiliser le reste de ciment laissé au fond de ses bassines en plastique pour réaliser de plus petites sculptures. Elle y retrouve le même jeu de brillance et de brutalité que dans ses œuvres monumentales. Ces pièces deviendront pour l’artiste des sculptures-à-porter, des bijoux. Pendentifs, bagues, broches, chacun est une pièce unique.

 

Elle a exposé dans de nombreux musées (Centre Pompidou, Musée d’art Moderne de la ville de Paris, Musée des Arts Décoratifs, Fondation Cartier…) et galeries (Galerie Germain, Galerie Baudoin Lebon, Galerie Montenay, Galerie Tendances, Galerie Laurent Godin).

 

Elle décède en 2015, laissant à la postérité plus de 2 000 œuvres.

 

Les bijoux présentés la Galerie MiniMasterpiece sont les dernières œuvres de Claude de Soria.

 

A propos de la Galerie MiniMasterpiece :

La Galerie MiniMasterpiece – créée au printemps 2012 par Esther de Beaucé – est la première galerie parisienne exclusivement dédiée à l’édition et à la vente de bijoux d’artistes plasticiens et de designers contemporains. Un bijou d’artiste, au même titre qu’un tableau ou une sculpture, est une œuvre d’art. Né d’une même démarche créatrice, il en possède la force, la poésie, la provocation et parfois l’humour. Leur destination seule les distingue.

L’ambition de la galerie est de solliciter des artistes et des designers contemporains de renom pour concevoir des projets inédits et exclusifs de bijoux. Jusqu’à présent ont collaboré en direct avec la galerie les artistes François Morellet, Pierette Bloch, Lee Ufan, Bernar Venet, Barthélémy Toguo, Claude Lévêque, Vera Molnar, Françoise Pétrovitch, Miguel Chevalier, Pablo Reinoso, Sophia Vari, Andres Serrano, et les designers Christian Ghion, Constance Guisset, François Azambourg, Nestor Perkal, Cédric Ragot et David Dubois.

Yann Delacour, artiste, sculpteur et photographe, a créé l’identité visuelle de la galerie. Il conçoit et réalise l’ensemble des scénographies à la galerie et sur les foires (Design Basel, Art Paris,  Pad Paris, Art Elysées…)

 

Exposition à la Galerie MiniMasterpiece, 16, rue des Saints-Pères – 75007 PARIS

Du 17 mars au 26 avril 2017.

 

 

 

Claudie V.

0 Commentaires

79 + = 89