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Opéra Royal de Versailles, le ballet Preljocaj

Opéra Royal de Versailles, le ballet Preljocaj

Un 31 en apesanteur
Explorer ce que tous les danseurs rêvent de faire…s’envoler…c’est sur ce thème qu’ Angelin Preljocaj, chorégraphe mondialement connu avec près d’une cinquantaine de créations à son actif, a imaginé Gravité.
Présenté pour la première fois en septembre 2018 à l’occasion de la Biennale de danse de Lyon, le ballet qui a fait ses premiers pas dans l’ antre du Pavillon Noir (le lieu dédié à la compagnie Preljocaj à Aix-en-Provence) poursuit une très longue tournée et se donne pour les tous derniers jours de 2019 sur la scène magique de l’Opéra Royal.
Un écrin de rêve pour cette pièce dansée par 13 interprètes prodigieux et saluée comme l’une des plus belles de l’artiste en perpétuel recherche qui défie depuis longtemps les lois de la gravitation… «  l’une des quatre forces fondamentales qui régissent l’univers, expliquait-il à l’heure où il présentait sa création. Elle désigne l’attraction de deux masses. Elle est invisible, impalpable, immanente. C’est pourtant elle qui crée ce qu’on appelle la pesanteur. Depuis des années, les notions de poids, d’espace, de vitesse et de masse ont traversé de façon intuitive ma recherche chorégraphique. Le travail au quotidien avec les danseurs m’amène à expérimenter des formes dont les composantes fondamentales tournent autour de cette question à la fois abstraite et terriblement concrète. Fidèle à un principe d’alternance entre des pièces de recherche pure et des ballets plus narratifs, j’attends de cette problématique de la gravité qu’elle m’ouvre de nouveaux espaces d’écritures.

Le poids de la grâce
Le résultat de cette quête est bien une heure vingt de pure magie, sans entracte, une pièce spectaculaire durant laquelle les corps se jouent de la pesanteur et s’envolent sur des musiques de Maurice Ravel, Johann Sebastian Bach, Iannis Xenakis, Dimitri Chostakovitch, mais aussi Daft Punk, Philip Glass, et le collectif 79D, complice de longue date de Preljocaj …le collectif a notamment signé la musique du film réalisé par le chorégraphe il y a trois ans autour d’une jeune impétrante du Bolchoï.
Auréolé de sa réputation internationale, le Ballet Preljocaj, compte 26 danseurs et parcourt les plus grandes scènes (Scala de Milan, scène du New York City Ballet, du Staatsoper de Berlin ou encore du Ballet de l’Opéra national de Paris) au rythme d’une centaine de représentations par an. Angelin Preljocaj, fils d’exilés de l’ex-yougoslavie, a commencé sa carrière dans le registre classique avant de devenir un maître de la danse contemporaine et le chorégraphe français le plus joué (avec Mourad Merzouki). Il a créé sa propre compagnie fin 2004 à Champigny où il a grandi avant de s’établir à Aix-en-Provence, après un passage par Châteauvallon. Auteur d’une cinquantaine de créations qui vont du solo au ballet jouées dans le monde entier, également très impliqué sur le plan local pour permettre au plus grand nombre de voir
la danse autrement, le chorégraphe aime associer son travail à celui d’artistes d’univers singuliers, qu’il s’agisse des arts plastiques, de l’écriture, de la mode ou de la musique.

L’ultime représentation de Gravité de 2019 sera suivie d’une visite des grands appartements du Roi et last, but not least, du feu d’artifice que les heureux spectateurs pourront admirer depuis la Galerie des Glaces, comme aux plus grandes heures de Versailles.

Ballet Gravité, Opéra Royal du Château de Versailles, 31 décembre (20h).
Réservation 0130837889

Karen BENCHETRIT

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