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VOIR LE THÉÂTRE ET LA PYRAMIDE … ET MOURIR DE PLAISIR

Combien de fois Vienne a-t-elle été zappée par les fous d’un Paris-Côte d’Azur, à la vitesse non-stop ? Le fleuve qui s’étire juste après Lyon, comme autour d’une cité dortoir, n’est autre que le Rhône. Et la ville qui se découvre après s’être arrêté, est bien Vienne, l’une des villes les plus importante de la Gaule avec 200 ha bâtis.

 

LE FANTASTIQUE THÉÂTRE

Construit au 1er siècle après JC, le théâtre romain de Vienne figure parmi les plus grands du monde romain. La longue période d’oubli du IVème siècle jusqu’à son dégagement au début du XXème siècle, a permis au théâtre antique de conserver toute son image. Si l’inauguration a lieu en 1938, les travaux de dégagement se poursuivent jusqu’en 1947. Les gradins (ou cavea) sont divisés en 3 espaces correspondant à différentes catégories sociales. Séparés du reste des gradins par une balustrade en pierre, les quatre rangs inférieurs en marbre sont destinés aux notables. Au-dessus, ce sont les places des personnes de condition libre (citoyens étrangers, affranchis). Les esclaves sont debout, tout en haut des gradins. J’avoue que le spectacle est assez surprenant car ce théâtre pouvait accueillir 11 000 spectateurs. Aujourd’hui, ce sont 7 000 spectateurs qui y sont conviés. Mais n’oublions pas que la ville possède trois autres sites assez exceptionnels : « Le Musée des Beaux-Arts et d’Archéologie », situé au premier étage de l’ancienne huile aux grains. L’ancienne abbatiale de Saint Pierre, l’une des plus anciennes de France (Vème et VIème siècles) et le cloître Saint-André-Le-Bas témoignent de la vitalité religieuse de la ville au moyen-âge. En revanche le temple d’Auguste et Livie, le jardin archéologique de Cibèle… et tant d’autres vestiges, restent à découvrir.

LA PYRAMIDE DE PATRICK HENRIROUX

Elle est loin l’époque où Fernand Point obtint sa 3ème étoile Michelin en 1933, après s’être marié à la belle Marie-Louise, plus connue sous le nom de Mado Point qui assura la relève à la mort de son mari pendant 30 ans. La maison est cédée à un groupe immobilier qui entreprend un an de travaux (25 chambres, une nouvelle salle de restaurant, un nouveau jardin…) et la recherche d’un nouveau chef talentueux parait une évidence. Patrick Henriroux (jeune chef étoilé à la ferme de Mougins) se lance dans l’aventure avec sa femme Pascale et rachètent l’établissement avant de devenir également propriétaire des murs le 18 juin 1998 ! Influencé par un amour réel pour le Japon, il lance l’espace PH3, un bistrot élégant, où le chef propose des plats régionaux. PH3 avec 3 entrées, 3 plats, 3 desserts, 3 vins rouges, 3 vins blancs… face à la cuisine ouverte. En février 2015, rénovation de l’hôtel avec une décoration luxueuse et contemporaine. On sent l’influence du Japon dans la sobriété, les couleurs et le sur-mesure. Les portes coulissantes, le king size bed est hyper confortable et la salle de bains avec douche respire l’espace. Seule la technologie est là pour nous rappeler que la famille Henriroux a trois enfants dont deux travaillent dans l’hôtel. Reste le restaurant gastronomique, un peu à part. On entre dans un univers d’une quarantaine de couverts, tables espacées et nappées de blanc sous une déco très subtile de noir, jaune et de gris. L’intimité est préservée tout en maintenant une ambiance chaleureuse. Pas de fausse brigade au service, les jeunes filles sont gaies et que la fête commence ! Le menu découverte me semble le plus approprié pour découvrir la cuisine de Patrick Henriroux. À 166 € ou à 180 €, on fait un véritable parcours gourmand où l’émietté de tourteau et gaufrette aux herbes est le plat préféré du chef. Service rapide, ce qui ne gâche rien car les vins dont le Condrieu accompagnent ce repas.

  • Forfait Première découverte à l’espace PH3 à 350 € avec une nuit dans une chambre de luxe, deux diners au restaurant PH3, petits déjeuners en salle, parking fermé et surveillé, Wifi.
  • Forfait Première découverte à La Pyramide à 615 € avec une nuit et deux diners au restaurant La Pyramide avec boisson et petits déjeuners.

 

par Roland Escaig

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