Le tourisme de luxe et l’hôtellerie mondiale ont eu leur 16ème rendez-vous incontournable début décembre au Palais des Congrès de Cannes : l’ILTM.

Un extraordinaire évènement pour l’industrie business to business du voyage de luxe, qui représente sur 4 jours la plus forte concentration au monde des professionnels du voyage haut de gamme de tous les pays. Près de 300 stands sélectionnés où l’on a pu retrouver les plus belles marques comme Belmond, Bulgari Hotels & Resorts, Kempinski Hotels, Kezner Internationnal, Relais & Châteaux, The Peninsula Hotels, Le groupe Lucien Barrière (qui avait même une terrasse privative face à la mer, pour ses cocktails non-stop…). Par sa présence, l’Office du Tourisme de la République Dominicaine redorait son image. Car ne l’oublions pas, près de 3 000 à 4 000 visiteurs venus du monde entier profite de cet évènement majeur pour faire leur course de Noël avec les plus belles découvertes, les grands projets à naitre et plus si affinités. Bravo à Reed Londres de maintenir la qualité de cette manifestation qui a maintenant explosé en Afrique (Cap Town du 15 au 17 avril 2018), à Dubaï (du 22 au 23 avril) en Amérique du Sud (Sao Paulo du 8 au 11 mai), à Singapour (du 21 au 24 mai), en Amérique du Nord (Mexico du 24 au 27 septembre) et en Chine (Shanghai du 31 octobre au 2 novembre). Et un coup de chapeau à son directeur Serge Dive ! Prochain ILTM Cannes : du 3 au 6 décembre 2018.

 

RESTAURATION : LA COURSE À L’ÉCHALOTE
Il y a un quart de siècle, la restauration française était uniquement guidée par la sortie du Michelin et les étoiles dans le ciel. En 2018, panique à bord, les chefs ont fait et font leur révolution, à l’image d’Alain Senderens (3 étoiles), qui avait souhaité ne plus avoir d’étoile.  Ainsi est née la bistronomie à Paris, des bistrots où la cuisine inventive était souvent servie le long d’un menu abordable. Ida (117 rue de Vaugirard) où la déco de bistrot contemporain tout simple ne laisse pas imaginer la cuisine de peintre créatif de Denny Imbroisi ; Neva ( 2 rue de Berne) et la cuisine de femme de caractère de Béatrix Gonzalez, qui se décline aussi au Coretta (151bis rue Cardinet) où son associé Jean-François Pantaléon joue la bistronomie intelligente ; Bacco (13 rue Mademoiselle) où Olivier Thibeault propose de beaux produits superbement traités, sans oublier le précurseur Christian Constant dans ses nombreuses adresses. En parallèle sont nés les gastros New Age comme Masa (112 avenue Victor Hugo à Boulogne Billancourt) avec l’extraordinaire Hervé Rodriguez, vrai manipulateur de saveurs ; la trilogie des KGB (4 rue des Grands Augustins) et la délicieuse cuisine ultra inventive de William Ledeuil ; Le Village, le meilleur restaurant de l’ouest parisien (3 Grande rue à Marly-le-Roi. 78160) avec une cuisine française revue et corrigée par l’accent japonais de Tomohiro Vido. Depuis deux ou trois ans, la cuisine Vegan a été le prélude à des bouleversements conceptuels avec ou sans décor. En parallèle, de ce tout et n’importe quoi, en free style, certains chefs ont poursuivi sans cri ni démesure mais équilibre et qualité inventive. À l’image d’Inaki Aizpitarte (Chateaubriand et bar le Dauphin) et surtout Jean Chauvel (33 avenue du Général Leclerc à Boulogne). Son petit resto intimiste est du niveau d’un 3 étoiles et les menus du jour à 76 € (4 services) ou à 98 € (6 services) sont un véritable exercice de merveilleuses dégustations hallucinantes. De la création, rien que de la création ! Et au « 3B », en étage, le bistrot-brasserie permet déjà de déguster du Jean Chauvel à petit prix. Que du bonheur ! Moralité la vraie restauration sans le coup de bluff ou le coup de blues existe toujours. Et surtout en province, tout en douceur. Un bel espoir avec Guy Savoy élu récemment chef du meilleur restaurant du monde à la Monnaie de Paris. Dans la nouvelle BoxMoichef.fr, il signe sa recette signature avec 5 produits d’exception. Le cadeau de Noël – Nouvel An.

 

 

Roland Escaig